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Tai Jitsu : histoire, fondamentaux et évolution avec deux experts [interview]

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Dans cette interview, nous recevons Philippe Vervynck, 7e dan, et Xavier Boire, 6e dan, deux experts de Tai Jitsu / Taï-Jitsu, pour parler de l’histoire, de l’évolution et des fondamentaux de cette discipline martiale complète.

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Dans cette interview consacrée au Tai Jitsu, nous recevons deux experts reconnus de la discipline : Philippe Vervynck, 7e dan, et Xavier Boire, 6e dan. Ensemble, ils partagent leur parcours, leur vision de la pratique, leur approche pédagogique et leur réflexion sur l’avenir de cette discipline martiale complète.

Le Tai Jitsu, parfois écrit Taï-Jitsu, est une discipline riche, à la croisée des arts martiaux japonais, de la self-défense, du karaté, du judo, de l’aïkido et du ju-jitsu. Mais comme le rappellent les deux intervenants, il ne s’agit pas simplement d’un assemblage de techniques. Le Tai Jitsu possède une logique propre, une culture, une histoire, une pédagogie et surtout un esprit : celui d’une discipline vivante, capable d’évoluer sans renier ses racines.

Cette discussion permet de mieux comprendre ce qu’est le Tai Jitsu aujourd’hui : une pratique à la fois traditionnelle et moderne, structurée autour de principes fondamentaux comme les placements, les déséquilibres, les esquives, les atemis, les projections, les clés, le travail au sol, la défense sur armes, la préparation physique et l’adaptation à la situation.

Le parcours de Philippe Vervynck : une découverte marquante du Tai Jitsu

Philippe Vervynck revient d’abord sur ses débuts dans la discipline. Il explique avoir commencé le Tai Jitsu très jeune, à l’âge de 17 ans, après avoir assisté à une démonstration d’arts martiaux à Villeneuve-d’Ascq. Lors de cette démonstration, il découvre une pratique qui l’impressionne immédiatement par sa richesse technique.

Ce qui le marque à l’époque, c’est le caractère très complet de la discipline : des percussions, des projections, des clés, une logique de défense et une grande variété de réponses possibles. Cette diversité le séduit au point qu’il s’inscrit immédiatement dans le club local. À partir de là, il ne s’arrêtera plus.

Ce témoignage est important, car il montre ce qui peut attirer un pratiquant vers le Tai Jitsu : la sensation d’une discipline globale, capable d’intégrer plusieurs dimensions du combat et de la self-défense. Pour Philippe Vervynck, cette première rencontre avec le Tai Jitsu a été déterminante. Elle a ouvert un chemin de pratique, d’enseignement, de rencontres et de transmission qui dure depuis plusieurs décennies.

Son parcours rappelle aussi l’importance des démonstrations, des clubs locaux et des enseignants de terrain dans la diffusion des arts martiaux. Une discipline ne vit pas seulement par ses textes, ses grades ou ses institutions : elle vit parce qu’un pratiquant, un jour, voit quelque chose qui l’étonne, le touche, le convainc et lui donne envie de monter sur le tatami.

Le parcours de Xavier Boire : du karaté au Tai Jitsu

Xavier Boire raconte quant à lui un parcours différent, mais tout aussi révélateur. Il commence par le karaté, avec une anecdote savoureuse : enfant, il voulait pratiquer les arts martiaux, mais ses parents n’étaient pas favorables, considérant cette pratique comme trop violente. Arrivé au collège, il décide pourtant de s’inscrire seul, sans prévenir immédiatement sa famille. Ce n’est qu’au moment de régler la licence, après plusieurs semaines de pratique, que ses parents découvrent vraiment la situation.

Cette entrée dans les arts martiaux par le karaté va structurer une partie de son approche. Xavier pratique longtemps le karaté, avec un goût prononcé pour le combat, la confrontation, l’entraînement et la compétition. Il arrive ensuite progressivement au Tai Jitsu par le biais des rencontres, notamment grâce à un partenaire avec lequel il va travailler en compétition.

Ce qui l’attire dans le Tai Jitsu, c’est d’abord la variété : la possibilité de sortir du cadre strict du karaté pour explorer les projections, les clés, les étranglements, les transitions et le travail à deux. Il évoque aussi une dimension essentielle : l’ambiance de pratique. Pour lui, le Tai Jitsu possède souvent une atmosphère familiale, conviviale, solidaire, que l’on ne retrouve pas toujours dans d’autres disciplines.

Ce point est fondamental. Le Tai Jitsu n’est pas seulement une somme de techniques. C’est aussi un environnement de pratique, une manière de progresser avec les autres, dans un cadre où la solidarité, le binôme, le travail à deux et l’entraide ont une place centrale.

Qu’est-ce que le Tai Jitsu ?

L’un des grands intérêts de cette interview est de clarifier ce qu’est le Tai Jitsu pour les pratiquants qui ne connaissent pas encore la discipline.

Historiquement, le terme renvoie à l’idée d’un art martial pratiqué sans arme, une forme de travail du corps dans une logique de défense. Philippe Vervynck rappelle que, dans cette perspective, de nombreuses disciplines peuvent contenir du “tai jitsu” au sens large dès lors qu’elles travaillent sans arme : le karaté, l’aïkido, le judo ou d’autres formes de budo japonais.

Mais le Tai Jitsu dont il est question ici possède une histoire spécifique, notamment en France. Il s’est construit à partir d’influences japonaises, de transmissions, de voyages, d’enseignants et de choix pédagogiques français. La discipline s’est progressivement structurée, notamment autour d’une méthodologie permettant de transmettre des techniques de self-défense de manière organisée.

Xavier Boire explique qu’on a longtemps présenté le Tai Jitsu comme un mélange de karaté, d’aïkido et de judo. Cette formule permet de comprendre rapidement certaines influences, mais elle reste limitée. Aujourd’hui, il préfère parler d’une discipline à plusieurs dimensions : une dimension pieds-poings, une dimension corps à corps, une dimension projections, une dimension clés, une dimension sol et une dimension défense sur armes.

Cette définition est plus fidèle à la réalité de la pratique. Le Tai Jitsu n’est pas une juxtaposition de disciplines : c’est un système qui cherche à développer une capacité d’adaptation face à différentes situations. L’objectif n’est pas de “gagner” au sens sportif du terme, mais de se sortir d’une confrontation, de ne pas perdre, de neutraliser une attaque, de contrôler une situation ou de créer les conditions de la fuite.

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Une discipline complète : percussions, projections, clés, sol et self-défense

Le Tai Jitsu apparaît dans cette interview comme une discipline profondément complète. Les intervenants évoquent les atemi, les percussions, les projections, les clés articulaires, le travail au sol, les immobilisations, les saisies, les attaques, les défenses sur armes et les enchaînements.

Cette variété technique est l’une des forces du Tai Jitsu. Elle permet au pratiquant de ne pas se limiter à une seule distance ou à un seul registre. Le pratiquant doit pouvoir gérer la distance longue avec les frappes, la distance moyenne avec les saisies ou les contrôles, la distance courte avec les projections et le corps à corps, puis éventuellement le sol.

Xavier Boire utilise une image très parlante : celle de la caisse à outils. Le but n’est pas d’accumuler une quantité infinie de techniques, mais de connaître ses outils, de les entretenir, de les affûter et de savoir les sortir au bon moment. Une caisse à outils trop grande, mal maîtrisée, peut devenir inutile. À l’inverse, quelques outils bien connus, bien travaillés et adaptés à différentes situations peuvent devenir extrêmement efficaces.

Cette image résume bien l’esprit du Tai Jitsu : apprendre, organiser, tester, adapter. Une technique n’a de valeur que si elle peut être utilisée dans une situation cohérente, avec un corps disponible, un partenaire sincère et une compréhension claire du contexte.

L’histoire du Tai Jitsu en France

Une partie importante de l’interview est consacrée à l’histoire du Tai Jitsu en France. Philippe Vervynck retrace les grandes lignes de cette évolution, sans entrer dans un cours historique détaillé, mais en rappelant les figures et les moments qui ont structuré la discipline.

Il évoque notamment les liens avec le Japon, avec Minoru Mochizuki, ainsi que le rôle d’élèves et d’enseignants français dans la diffusion et l’organisation de la pratique. Le Tai Jitsu s’est développé en France grâce à des passionnés qui ont cherché à mettre en place une méthode, une progression, une pédagogie et une identité technique.

L’histoire du Tai Jitsu français est aussi marquée par des séparations, des évolutions de groupes, des changements de dénomination et des rapprochements. Philippe Vervynck parle avec beaucoup de respect des différentes branches, qu’il appelle volontiers des “cousins”. Il évoque notamment les liens avec le Nihon Tai Jitsu et le Tai Jitsu Do, ainsi que les rapprochements actuels qui permettent de recréer des échanges entre pratiquants partageant une origine commune.

Ce passage est particulièrement intéressant, car il montre que l’histoire des arts martiaux n’est jamais figée. Elle est faite d’hommes, de femmes, de transmissions, de divergences, de réconciliations, de recherches et d’adaptations. Une discipline évolue parce que les pratiquants évoluent, parce que les contextes changent et parce que chaque génération apporte sa lecture.

Évoluer sans renier la tradition

L’un des grands fils conducteurs de l’interview est la question suivante : comment faire évoluer le Tai Jitsu sans renier son passé ?

Philippe Vervynck explique qu’il a parfois eu le sentiment que la pratique entrait dans une forme de routine. Trop souvent, selon lui, elle se limitait à des défenses sur saisies, avec des formes techniques parfois figées. Or, pour rester pertinente, la discipline doit continuer à bouger, à travailler sur des attaques plus variées, à intégrer des atemi, à changer d’axe, à développer le déplacement, l’adaptation et la dynamique.

Il formule une idée forte : une discipline doit rester vivante. Si elle n’évolue pas, elle risque de se flétrir. Mais évoluer ne signifie pas tout accepter ni abandonner son identité. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, ni de transformer le Tai Jitsu en un assemblage opportuniste de techniques venues d’ailleurs. L’ouverture doit être compatible avec l’ADN de la discipline.

C’est là que se situe l’équilibre : s’ouvrir, observer, apprendre des autres arts martiaux, croiser les pratiques, mais toujours filtrer à travers les principes du Tai Jitsu. Cette attitude d’ouverture revient souvent dans l’interview. Les pratiquants d’arts martiaux doivent rester curieux, modestes, capables d’apprendre, de recevoir une critique et de remettre leurs habitudes en question.

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Le rôle des experts fédéraux : responsabilité, engagement et transmission

L’interview aborde également la question du rôle des experts fédéraux. Xavier Boire, récemment promu expert fédéral au moment de l’échange, explique qu’il ne souhaite pas vivre ce titre comme une simple flatterie de l’ego. Il préfère y voir une mission : ouvrir le champ des possibles aux pratiquants de Tai Jitsu et montrer que l’on peut progresser dans la discipline, peu importe d’où l’on vient.

Philippe Vervynck complète cette idée en rappelant qu’un titre d’expert oblige. Il engage celui qui le porte. Être expert, ce n’est pas simplement bénéficier d’une reconnaissance : c’est accepter une responsabilité, réfléchir, transmettre, former, préparer l’avenir et parfois aussi savoir passer la main.

Cette réflexion est précieuse pour tous les pratiquants avancés et les enseignants. Dans les arts martiaux, le grade ou la fonction ne devraient pas être perçus uniquement comme une position honorifique. Ils doivent impliquer un devoir de transmission, d’exemplarité, de service et de développement de la discipline.

L’interview souligne ainsi une distinction importante : un expert n’est pas seulement quelqu’un qui possède un niveau technique élevé. C’est aussi quelqu’un qui aide une discipline à avancer, qui contribue à structurer un groupe, qui transmet une vision et qui prépare la génération suivante.

Les fondamentaux : placements, déséquilibres, esquives, atemis, clés et projections

La discussion revient à plusieurs reprises sur les fondamentaux techniques. Philippe Vervynck insiste sur le fait qu’il ne faut pas confondre “fondamentaux” et “techniques basiques”. Les fondamentaux ne sont pas des choses simples au sens pauvre du terme. Ce sont les fondations de la pratique.

Dans le Tai Jitsu, les fondamentaux concernent notamment les placements, les déséquilibres, les esquives, les changements d’axe, les atemis, les projections, les clés, le travail de transition, la gestion du corps et la capacité à enchaîner sans se figer.

Philippe regrette que certaines pratiques se soient parfois installées dans des formes trop fixes, où l’on reproduit une technique sans toujours comprendre les principes qui la rendent efficace. Il insiste sur la nécessité de revenir aux placements et aux déséquilibres, car sans eux, la technique devient mécanique, fragile ou dangereuse.

Il évoque aussi la notion de tai sabaki. L’esquive ne doit pas être comprise comme une fuite latérale excessive qui laisserait l’initiative à l’agresseur. Parfois, il suffit de tourner les épaules, d’orienter le bassin, de modifier légèrement l’axe ou d’entrer au bon moment. La précision du placement peut être plus importante qu’un grand déplacement spectaculaire.

Xavier Boire rejoint cette idée en parlant de principes plus que de techniques formelles. Dans la vidéo technique associée à cette interview, l’objectif est justement de montrer comment des corps différents, des pratiquants différents, peuvent appliquer des principes communs de manière adaptée.

La pédagogie en club et en stage

La pédagogie occupe une place centrale dans l’échange. Xavier Boire explique que son enseignement dépend du contexte : un stage ponctuel n’a pas le même objectif qu’un travail de fond dans un club à l’année.

En stage, il cherche surtout à ouvrir le champ des possibles. L’idée n’est pas d’imposer une vérité définitive, mais de proposer des situations, des options, des pistes de travail. Le pratiquant essaye, conserve ce qui lui parle, laisse de côté ce qui ne lui convient pas encore, mais il doit garder un esprit ouvert.

Xavier insiste sur une posture importante : ne pas rejeter trop vite ce qui ne fonctionne pas immédiatement. Si une technique ne passe pas, cela peut être parce qu’on ne sait pas encore la faire, ou parce qu’on n’a pas encore compris sa logique. Cette attitude de recherche est essentielle en arts martiaux.

Dans l’enseignement régulier en club, il travaille davantage avec des progressions. Il peut imposer une technique pour travailler un objectif précis : une rotation, une percussion, une forme de corps, une transition. Puis il laisse progressivement de l’espace à l’expression libre, au travail à thème, aux assauts conventionnels ou à des formes plus adaptatives.

Philippe Vervynck complète cette approche en rappelant que l’enseignant doit s’adapter au public : niveau technique, âge, condition physique, expérience, objectifs. Mais quel que soit l’âge ou le niveau, le pratiquant doit chercher à faire de son mieux, à rester sincère et à s’en sortir du mieux possible dans la situation proposée.

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L’importance de la préparation physique

Un autre thème fort de l’interview est la préparation physique. Xavier Boire formule une image marquante : un sabre émoussé ne fera pas mal. Autrement dit, dans les arts martiaux, la technique ne peut pas être complètement séparée du corps qui l’exécute.

Il rappelle qu’il existe des écarts de puissance, de force, de taille, de condition physique. Il ne faut pas mentir aux pratiquants : le physique compte. Le mythe d’une technique qui permettrait toujours de compenser n’importe quel déficit physique peut être dangereux. Même si la technique permet d’optimiser le corps et de réduire certains écarts, il reste indispensable d’avoir un corps préparé.

La préparation physique ne se limite pas à un objectif esthétique ou sportif. Elle sert la pratique martiale : être capable de frapper, de bouger, de chuter, de tenir un effort, de fuir si nécessaire, de rester lucide, de protéger son corps et de préserver celui du partenaire.

Philippe Vervynck insiste lui aussi sur ce point. Il considère le maintien en forme comme une question de respect : respect de soi-même, respect des partenaires, respect des élèves et respect de la discipline. Un pratiquant avancé, un enseignant ou un gradé doit veiller à ne pas se dégrader physiquement. L’exigence ne disparaît pas avec l’âge ; elle doit simplement s’adapter.

Cette réflexion replace le Tai Jitsu dans une réalité concrète : la technique ne flotte pas dans le vide. Elle passe par un corps. Un corps qui doit être entretenu, renforcé, mobile, disponible et capable de supporter la pratique.

L’importance des partenaires dans la progression

L’interview accorde une grande place à la notion de rencontre. Philippe Vervynck explique qu’il n’a pas forcément eu un seul maître unique, mais plutôt une somme de rencontres qui l’ont construit. Il cite de nombreux enseignants, partenaires et experts croisés tout au long de son parcours. Chacun a apporté quelque chose.

Cette vision est très forte : dans les arts martiaux, un pratiquant ne se forme jamais seul. Il se construit avec un professeur, mais aussi avec des partenaires, des stages, des adversaires, des amis, des critiques, des exemples et parfois des contre-exemples.

Xavier Boire affirme même que ce sont probablement ses partenaires qui l’ont le plus fait progresser. Un bon partenaire vous met dans le rouge, travaille sincèrement, vous pousse à être meilleur, vous donne un retour honnête. Avec un partenaire de confiance, il devient possible de dire : “ce que tu fais ne fonctionne pas”, sans que ce soit vécu comme une attaque personnelle.

Cette sincérité est fondamentale. Les arts martiaux ne sont pas seulement des disciplines individuelles. Même lorsqu’on passe seul devant un jury ou que l’on travaille une forme, tout le reste repose sur un collectif. Sans partenaire, sans retour, sans opposition, sans coopération, la progression reste limitée.

Le Tai Jitsu apparaît ici comme une pratique de relation : relation à l’autre, relation au groupe, relation à la transmission, relation à la critique constructive.

La vidéo technique : revenir aux fondamentaux

L’interview accompagne la sortie d’une vidéo technique consacrée au Tai Jitsu. Philippe Vervynck explique avoir ressenti le besoin de revenir aux fondamentaux, car il constatait certains manquements techniques : pas assez de travail sur les placements, les déséquilibres, les principes, et parfois une pratique trop figée.

L’objectif de cette vidéo n’est donc pas de montrer une succession de techniques spectaculaires. Il s’agit plutôt de proposer des repères solides pour mieux comprendre la discipline. Les fondamentaux doivent permettre de bâtir la suite.

Cette vidéo s’adresse à plusieurs publics. Elle peut intéresser les débutants, car elle donne une vision claire et structurée de la discipline. Mais elle concerne aussi les enseignants et les pratiquants avancés, car elle propose une réflexion sur les bases profondes du Tai Jitsu : comment se placer, comment déséquilibrer, comment entrer, comment esquiver, comment adapter la technique à son corps et à la situation.

Xavier Boire souligne que la présence de plusieurs intervenants dans la vidéo est importante. Quatre personnes, quatre formes de corps, quatre manières de faire vivre les principes. Cela montre que le Tai Jitsu ne doit pas devenir une pratique uniforme ou rigide. Il existe des idées centrales, mais chaque corps les exprime différemment.

Philippe Vervynck insiste également sur le fait que cette vidéo a été pensée comme un travail d’équipe. Il ne s’agissait pas de se mettre en avant individuellement, mais de présenter le Tai Jitsu dans sa richesse collective, avec des complémentarités entre pratiquants.

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La transmission aux enfants et aux adultes

La fin de l’interview aborde la question du développement de la discipline, notamment à travers les sections enfants. Philippe Vervynck estime qu’un club ne peut pas durablement se développer sans une vraie section enfants. Les enfants d’aujourd’hui peuvent devenir les pratiquants adultes de demain. La pédagogie enfant est donc un enjeu majeur pour l’avenir du Tai Jitsu.

Xavier Boire explique comment il aborde cette transmission dans son club. Il adapte la pratique, notamment en passant par le kata, le bunkai, le travail pieds-poings, les transitions, les chutes, les jeux d’opposition et des formes simples. L’objectif n’est évidemment pas d’enseigner aux enfants des techniques dangereuses de manière brutale, mais de leur donner progressivement des repères corporels, techniques et éducatifs.

Philippe Vervynck évoque aussi le niveau observé chez certains enfants en compétition technique. Il se dit impressionné par leur travail, tout en rappelant l’importance de sécuriser les fondamentaux, notamment dans les projections. Là encore, la vidéo technique peut servir de ressource pour proposer des pistes de travail et éviter certaines erreurs.

La transmission ne se limite pas à répéter un programme. Elle suppose d’adapter la discipline à l’âge, au corps, au niveau, au contexte et aux objectifs des pratiquants. C’est un enjeu de pédagogie, mais aussi de développement à long terme.

Les projets pour l’avenir du Tai Jitsu

Philippe Vervynck évoque plusieurs pistes pour l’avenir : mieux structurer la discipline, développer des commissions, renforcer la pédagogie, encourager les sections enfants, favoriser les échanges avec les disciplines cousines, créer des regroupements techniques et pourquoi pas organiser des événements communs.

Il insiste sur l’importance des liens avec les branches proches, notamment le Nihon Tai Jitsu et d’autres groupes issus d’une histoire commune. L’idée n’est pas d’effacer les différences, mais de créer des ponts, d’échanger, de comparer, de progresser ensemble.

Xavier Boire, de son côté, met l’accent sur les stages. Il aime ces moments de rencontre, de partage, de lien. Les stages permettent de sortir de son club, de confronter sa pratique, de rencontrer d’autres enseignants, d’autres corps, d’autres interprétations. Ils sont essentiels pour faire vivre la discipline.

La conclusion est claire : le Tai Jitsu doit continuer à bouger. Il doit rester fidèle à ses fondations tout en acceptant d’évoluer. Il doit former, transmettre, structurer, ouvrir, renforcer et relier.

Voir la vidéo technique complète sur le Tai Jitsu

Cette interview accompagne une vidéo technique dédiée au Tai Jitsu, pensée pour approfondir les grandes familles de travail de la discipline : placements, déséquilibres, esquives, atemis, projections, clés, transitions, formes de corps et principes fondamentaux.

Cette vidéo s’adresse aux pratiquants de Tai Jitsu, aux enseignants, aux débutants curieux, mais aussi à tous les pratiquants d’arts martiaux qui souhaitent mieux comprendre une discipline complète, évolutive et profondément ancrée dans la self-défense.

👉 Pour aller plus loin et découvrir la vidéo technique complète, vous pouvez la retrouver ici :
https://www.imaginarts.tv/produit/video-tai-jitsu/

En achetant cette vidéo, vous soutenez également le travail de transmission autour du Tai Jitsu et la création de contenus pédagogiques de qualité pour les pratiquants d’arts martiaux.

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